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Plénière

Phytoremédiation et carbone bleu par les herbiers marins de la région de Sept-Îles. Plongeon trans-sectoriel dans une mer agitée

Nathalie Lewis (UQAR) et Richard Saint-Louis (UQAR)

À l’hiver 2021, une équipe chevauchant les sciences de la nature-technologie et les sciences sociales s’est réunie autour d’une interrogation (et d’une demande de subvention à un appel à projets du Réseau Québec Maritime) mettant en scène des herbiers de zostères et de spartines dans la baie de Sept-Îles. Il s’agissait non seulement de comprendre les services écosystémiques des végétaux concernés, mais de comprendre l’environnement naturel et humain dans lequel ils s’implantaient.

En lui-même, le projet avait pour but d’évaluer le potentiel de séquestration de contaminants métalliques (phytorestauration) et des GES (gaz à effet de serre via le carbone bleu) des herbiers marins du système côtier du Saint-Laurent et d’explorer l’intérêt qu’il pourrait y avoir à intégrer ces nouvelles connaissances au quotidien des communautés (socio-économique et culturel) de la baie de Sept-Îles. Autour de trois volets (1° partie expérimentale en laboratoire; 2° mesures en milieu naturel dans la baie de Sept-Îles et ses environs et 3° construction collective des connaissances socio-écologiques), le projet visait la mise en place d’un partenariat communautaire socio-écologique autour d’un éventuel nouveau savoir (phytorestauration et services écosystémiques des herbiers). Objectifs stimulants, s’il en est, mais ambitieux.

Ambitieux à plusieurs titres. Dans un premier temps, les chantiers eux-mêmes en sciences de la nature-technologie et en sciences sociales avaient leurs obstacles disciplinaires particuliers que nous devions comprendre et maitriser tout en croisant les questionnements et avancées (nécessaire à la co-construction) dans un travail d’équipe interdisciplinaire et intersectorielle dès l’amont. Les enjeux scientifiques - communs aux différents champs disciplinaires - se retrouvaient alors insérés dans une conversation qui apportait également, de manière implicite, des considérations sociales, économiques et politiques. Cette collaboration apporta autant, sinon plus, à la compréhension de la fabrique scientifique.

Ce sont ces apprentissages/ tensions que nous voulons mettre en lumière à travers les résultats qui visaient à évaluer le potentiel de séquestration de contaminants métalliques (phytorestauration) et des GES (gaz à effet de serre via le carbone bleu) des herbiers marins du système côtier du Saint-Laurent et d’explorer l’intérêt qu’il pourrait y avoir à

intégrer ces nouvelles connaissances aux processus de développement des communautés et acteurs économiques de la baie de Sept-Îles.

Table Ronde

Le décloisonnement intersectoriel des sciences de l’environnement.

Animation : Johanne Saint-Charles (UQAM)

Intervenantes: Maryse Bouchard (INRS), Johanne Elsener (vétérinaire), Valérie Langlois (INRS) et Nathalie Lewis (UQAR)

Dans le cadre du 29ᵉ colloque du Chapitre Saint-Laurent et du 6ᵉ colloque d’EcotoQ, cette table ronde réunira quatre intervenantes issues de différentes disciplines pour échanger sur les pratiques et expériences de collaboration intersectorielle en sciences de l’environnement.

À partir des parcours de chercheuses et d’intervenantes issues de différentes disciplines, nous explorerons des exemples concrets de collaborations intersectorielles, en cherchant à comprendre ce qui les a menées à travailler de cette manière et pourquoi elles estiment essentiel de décloisonner les approches en environnement.

Animée par Johanne Saint-Charles, la discussion réunira Maryse Bouchard (santé environnementale, INRS), Johanne Elsener (vétérinaire et militante environnementale), Valérie Langlois (écotoxicologue, INRS) et Nathalie Lewis (sociologue, UQAR), qui témoigneront de leur parcours intersectoriel et partageront leurs réflexions sur les leviers, défis et perspectives d’une démarche intégrée.

Une participation active de la salle sera encouragée afin d’identifier collectivement des pistes pour faciliter et enrichir le travail intersectoriel en environnement.

Conférence plénière de clôture

Titre : À venir

Julien Parinet (Université Laval)

Résumé à venir

Maryse BouchardINRS, santé environnementale

Les recherches de Maryse Bouchard portent sur les effets de différents contaminants environnementaux sur la santé de la population. Ses travaux visent à identifier et quantifier les risques pour la santé au moyen d’études épidémiologiques, notamment les risques pour le système nerveux et les systèmes endocriniens. Elle mené des recherches sur les risques associés à l’exposition à des métaux comme le manganèse ou le plomb, ainsi qu’aux pesticides et à différents autres produits chimiques. Plusieurs de ses études portent, ou ont porté, sur des groupes de la population présentant des facteurs de vulnérabilité comme les fétus et les enfants, les personnes âgées, les autochtones et les travailleurs utilisant des produits toxiques.

Peter CampbellINRS Eau Terre Environnement

Peter Campbell est Professeur émérite à l’Institut national de la Recherche scientifique (INRS). Il a fait ses études en chimie à l’Université Bishop’s (Lennoxville, QC) et à l’Université Queen’s (Kingston, ON). Après un stage postdoctoral à Melbourne, Australie, à l’Université Monash, il a accepté un poste de professeur à l’INRS en 1970. Le professeur Campbell s’intéresse à la biogéochimie et à l'écotoxicologie des métaux dans le milieu aquatique. Ses recherches comprenaient des éléments de chimie analytique (développement et raffinement de méthodes pour déterminer la spéciation des métaux), de géochimie (identification de facteurs contrôlant la spéciation des métaux dans les eaux naturelles) et d'écotoxicologie (élucidation de relations entre la spéciation des métaux et leurs effets biologiques). Directeur du réseau de recherche « MITE » (Metals in the Environment) de 1998 à 2004, il détenait une Chaire de Recherche du Canada en Écotoxicologie des métaux de 2002 jusqu’à sa retraite en 2015. Il a été élu à l’Académie des sciences de la Société royale du Canada en 2002. Au cours de sa carrière, le professeur Campbell a participé comme coéditeur et auteur à la réalisation de deux livres : Ecotoxicology Moléculaire (Presses de l’Université du Québec, 2004) et Ecotoxicology (Cambridge University Press, 2022).

Émilien PelletierUQAR / ISMER

Émilien Pelletier est professeur émérite à l’Université du Québec à Rimouski. Il a obtenu sa maîtrise en océanographie à l’UQAR et son doctorat en chimie des organométaux à l’université McGill en 1983. La même année, il se joint à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS-Océanologie) et développe son expertise en chimie environnementale marine et écotoxicologie. Il a contribué à la mise en place de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER-UQAR) en 1999. Il a été détenteur de la Chaire de recherche du Canada en Écotoxicologie marine appliquée aux milieux côtiers des hautes latitudes à l’Université du Québec à Rimouski de 2001 jusqu’à sa retraite en 2015. Ses principaux champs d’intérêt sont la bioaccumulation et la toxicité des organohalogénés, la biodégradation des hydrocarbures dans les sols et sédiments, ainsi que l’écotoxicité des nanomatériaux et des microplastiques chez les invertébrés marins. Il a été récipiendaire de la médaille du cent-cinquantenaire du Sénat du Canada en 2017. Son livre Précis d’écotoxicologie marine publié en 2023 chez Lavoisier Édition lui a valu le prix Roberval, section Enseignement supérieur.

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