C(H)20a - Comment les établissements d’enseignement supérieur francophones peuvent-ils, par la co-construction des savoirs féministes, marginalisés, communautaires et institutionnalisés, réinventer leurs espaces d’enseignement et de recherche afin...
Responsables : Sophie Brière (Université Laval), Rose-Myrlie Joseph (Université des Antilles), Soline Blanchard (Université Lumière Lyon 2), Isabelle Collet (Université de Genève), Favre Cécile (Université Lumière Lyon 2)
Résumé : Bien que des progrès aient été réalisés dans la lutte contre les discriminations, plusieurs inégalités persistent dans le domaine de l’enseignement supérieur autant pour les personnes enseignantes et étudiantes que sur le plan de la recherche et de l’enseignement. Par exemple, les femmes, les personnes de diverses identités de genre et de celles issues de groupes historiquement et socialement marginalisés sont encore sous présentées et parfois invisibilisées dans les chaires de recherche et les instances de gouvernance, dans la production scientifique, dans l’octroi de subventions de recherche et dans les contenus de formation et approches pédagogiques. Dans ce contexte, ce colloque vise à alimenter la réflexion sur la façon dont les établissements francophones d’enseignement supérieur peuvent, par la co-construction des savoirs féministes, marginalisés, communautaires et institutionnalisés, réinventer leurs espaces de recherche et d’enseignement afin qu’ils soient plus équitables et inclusifs. Il vise plus spécifiquement à contribuer aux questionnements suivants : comment la recherche peut-elle être vraiment participative, transformatrice et émancipatrice? Quelles sont les leçons apprises des différents programmes d’études féministes et ceux en équité, diversité et inclusion visant à réduire les inégalités au travail et dans la société? De quelle façon la pédagogie dans ses formes diversifiées d’apprentissages peut-elle mieux répondre aux différentes identités et expériences de vie des personnes étudiantes? Comment réinventer les universités pour améliorer les expériences de vie au travail des femmes, des personnes de diverses identités de genre et de celles issues de groupes historiquement et socialement marginalisés ?
Séance 1 (de 4) : Comment la recherche peut-elle être vraiment participative, transformatrice et émancipatrice ?