C(H)26a - Féminismes et abolition des prisons : des luttes et des savoirs à (re)penser
Responsables : Catherine Chesnay (Université du Québec à Montréal), Sophie Coulombe (Université du Québec à Montréal), Sandrine Hamelin (Université du Québec à Montréal), Alexandra Larose (Université d'Ottawa)
Résumé : En 1983, la revue La vie en rose consacre un dossier aux femmes incarcérées. En plus de présenter des témoignages et d’offrir une visite de l’établissement Tanguay, ce numéro interroge l’utilité des prisons en affirmant que « l’enfermement et l’oppression ne constituent jamais un pas vers l’auto-libération et l’épanouissement » (Lemonde, p.37). Porté par les luttes menées par les travailleur.ses du sexe, les communautés noires, les communautés autochtones et les communauté 2SLGBTQIA+ lorsqu’elles appréhendent les violences carcérales, policières et judiciaires dont elles sont l’objet, l'abolitionnisme pénal est demeuré marginal dans la pensée féministe dominante.Ce colloque vise à se questionner sur l’abolitionnisme pénal, et plus spécifiquement sur l’abolition des prisons, à partir d’une perspective féministe. Il s’agit ainsi de répondre à la question suivante : Comment l’abolitionnisme pénal transforme-t-il le féminisme, et comment le féminisme redéfinit-il l’abolitionnisme pénal ?
Séance 1 (de 4) : Carcéralité, soin et perspectives abolitionnistes féministes
Animation : Carmen Hojabri (UQAM)